- Notre Dame des Anges
Monument extraordinaire dira le critique André Hallays, dont la façade sévère, qui n'est pas sans évoquer
le Gesù de Rome, ne permet pas d'imaginer la richesse du décor intérieur grandes toiles des meilleurs peintres, statues, décors muraux, boiseries
sculptées, un retable exceptionnel de quinze mètres de haut habillant tout le cœur et deux cent vingt-deux figures d'anges pour accompagner marie
au ciel. Quel foisonnement ! Et de l'or de partout, à profusion. Si bi en que l'abbé Jalat, qui a tant aimé son église mais écrivait avant tout
pour l'édification de ses ouailles, s'exclamera : " Le bon goût chrétien ne pourra jamais adopter ce genre bâtard. " Il est vrai que la Contre-réforme
issue de Trente allait, sans l'avoir voulu, entraîner l'église vers un art de cour ou de salon, plus proche du décor de théâtre que de simplicité
évangélique. Il n'en demeure pas moins qu'ici on touche au grandiose. Jouxtant la collégiale au nord, se trouvait autrefois la chapelle des Pénitents
Blancs dont les bruyants offices gênaient semble-t-il les chanoines mitoyens. Ayant déménagé en 1742 sur les bords de l'Arquet, on éleva en 1779 sur
l'emplacement de leur ancienne chapelle un nouveau sextier sur les plans de Brun Cadet. Ce grenier était destiné à stocker les céréales que les l'islois
se voyaient contraints d'acheter en raison d'une trop faible production locale. Ce bel édifice voûté abrite aujourd'hui l'office de tourisme.